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1952


But et Commencement







L'année 1952 sera une des «grandes» années qui ponctueront la vie de l'ALAT.



Car dès ce moment c'est d'ALAT qu'il s'agit et certains emploieront ce terme, nous allons le voir,
bien avant qu'il n'apparaisse officiellement dans les premiers textes, et bien avant que d'autres,
peut-être éblouis par leur découverte, ne prétendent l'avoir inventée.





Au CPOA, le problème sera «simple» : simple, c'est manière de dire, cela veut dire former des observateurs-pilotes
et des pilotes. Car je suppose qu'il n'était pas question de les faire former par l'Armée de l'Air,
ces gens qui avaient tout fait pour démolir l'Aviation d'Artillerie.




Il n'y avait pas de place à Finthen pour loger les élèves, pas d'avions, pas de moniteurs.
Heureusement des L18 commençaient à arriver. Je pense que c'est au moment de Pâques 52 que j'ai vu, à St-Yan,
en train de se former, les quatre premiers moniteurs de l'ALOA : les Capitaines PETITJEAN et QUESNEL 
et deux sous-officiers dont j'ai malheureusement oublié le nom. En effet, j'y étais allé avec mes parents :
toute la famille est originaire du Creusot, en Saône et Loire, où nous passions les grandes fêtes,
St-Yan
est à côté de Paray le Monial, donc pas loin. A l'époque je n'avais pas encore dix-sept ans,
c'était l'année de mon premier bac.



Grand branle-bas de combat donc pour former pilotes et observateurs-pilotes dès le milieu du mois de mai.
Dans le même temps, il faut continuer à former les observateurs, plus que jamais indispensables pour l'Indochine :
le numéro 7 des «Notes d'information du CPOA» donne une idée de ce qui a dû se faire en dix mois.




Dans le même temps, on voit que disparaissent les gens de l'Armée de l'Air : cela se fera très vite en métropole et FFA.









L4







Notes d'Information du CPOA n° 6   janvier 1952





















Celui qu'on attend depuis le 1er février 1939

le Décrêt instituant l'ALOA,

et le seul texte officiel existant au sujet de l'ALAT

en  2005 !


































Tout est dit, et l'article 1er de ce décret l'est dans tous les sens du terme :

« L'aviation légère d'observation d'artillerie est chargée de la mise en oeuvre des matériels légers nécessaires à l'artillerie 

pour assurer

l'observation et la conduite du tir. »


























Un débat sur l'Indochine : comment les parlementaires voient la situation








































































Les règles déterminant les aptitudes physiques
et les conditions d'obtention des brevets de spécialistes
apparaissent en même temps































Ou comment l'on devient ce que vous êtes

et ce que nous avons été  ...







































































Notes d'Information du CPOA n° 7   septembre 1952





























Où l'on peut admirer la parfaite honnêteté intellectuelle et la probité morale des dirigeants de l'Armée de l'Air ...






On peut lire ci-dessous la protestation du Colonel LEJAY, Commandant désormais l'ALOA,
auprès du Secrétaire d'Etat à la Guerre :




L'officier commandant les éléments Air du GAOA n°1 de Nancy refuse aux officiers observateurs-pilotes de l'ALOA,
qui viennent de passer leur brevet de pilote ALOA à Finthen, de piloter les L4 sous le prétexte que ce brevet 
n'est pas valable car non décerné par l'armée de l'air.

Par contre, il autorise à piloter le Colonel BLANC, Commandant le GAOA n°1, observateur-pilote de l'ALOA,
mais qui a acquis son brevet de pilote à MANDELIEU en 1944, brevet décerné, lui, par l'armée de l'air !...




L'armée de l'air refuse, ainsi que l'écrit le Colonel LEJAY, de reconnaître la valeur des brevets ALOA
et ne veut reconnaître que celui des moniteurs : il ne peut en être d'ailleurs autrement,
 car ce brevet de moniteur 
est un brevet national (ST-YAN) contre lequel l'armée de l'air ne peut rien.




Le Colonel LEJAY prévoit également ce qui va se passer en Indochine :
les observateurs-pilotes et pilotes de l'ALOA ne pourront pas piloter les Morane.
Ce n'est qu'au bout de trois mois, comme on le verra plus loin, que devant la carence de l'armée de l'air

et sa pénurie de pilotes, on utilisera les gens de l'ALOA qui démontreront immédiatement leurs capacités.





















Sur le même thème, le Secrétaire d'Etat à la Guerre est obligé de mettre les points sur les i à propos 

des Observateurs de l'ALOA qui n'avaient qu'un «certificat» et non pas un «brevet», seul valable aux yeux de l'Air...




















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